Clip pour un Ave Maria par Michel Tirabosco.

Ceux qui l’ont approché vous le diront, Michel Tirabosco est un musicien hors du commun. Peut-être parce qu’il joue de la flûte de pan comme nul autre, avec ce son sublime et cette technique unique qui lui permet de côtoyer les grands orchestres. Peut-être parce qu’il est sorti différent du ventre de sa mère, avec ce physique tout particulier qui fait sa singularité - et dont il rit lui-même. Peut-être encore parce qu’il est un drôle d’homme, tendre, moqueur, joyeux, joueur, amoureux de la vie et des autres, prêt chaque jour à se lancer dans un nouveau projet dont il sera le leader, le bâtisseur, l’acrobate, le clown. Michel Tirabosco a plus d’un tour dans son sac. Il a aussi un ami, Alban Kakulya, réalisateur, avec qui il a déjà collaboré sur d’autres projets à succès. Et tous les deux ont surtout un nouveau projet auquel ils croient dur comme fer, un clip vidéo sur une des musiques classiques les plus connues au monde : l’Ave Maria de Gounod.

L’Ave Maria de Bach/Gounod est une pièce de musique classique qui éveille les émotions les plus fortes même chez les moins mélomanes d’entre nous. C’est une musique accessible mais profonde, sacrée et intemporelle.

Le scénario en quelques mots :

Michel Tirabosco se trouve complètement isolé dans un paysage breton, une nature rude et balayée par le vent. Il est en train de péniblement pousser un piano posé sur un plateau à roulettes. Des vues aériennes permettent de montrer que Michel se trouve sur une petite route à flanc de colline qui grimpe en direction d’une chapelle isolée. On entend un violoncelle et de la flûte de pan bientôt rejoints par un piano.

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Les limites de l'humain et la rencontre avec le sacré

La situation est singulière, presque ridicule si on pense au chemin à parcourir, au fait de pousser un piano sur un chemin de pierres et au fait qu’on peut se demander ce que Michel peut bien vouloir faire d’un piano dans un tel endroit. Cette situation singulière est pourtant tempérée par la musique sacrée de l’Ave Maria de Gounod. Malgré les difficultés qui semblent parfois insurmontables, nous sommes parfois poussés à nous dépasser et à faire des choses qui peuvent être jugées comme inutiles ou déplacées par d’autres. Les séquences où l’on voit Michel Tirabosco pousser le piano seront entrecoupées de séquences où on le verra jouer de la flûte de pan, comme pour prendre une pause sur le long chemin qu’il parcourt.

La deuxième partie du clip se compose d’une scène montrant Michel parvenir jusqu’à la chapelle avec son piano. Il y entre, pousse le piano à l’intérieur où un parterre de bougies a été disposé dans toute la chapelle. Michel laisse le piano et s’écarte pour aller jouer de la flûte comme s’il guettait l’arrivée de quelqu’un. Une silhouette féminine arrive dans la pénombre, s’assied au piano et commence à jouer. La musique de piano prend le devant et vient se marier avec la musique de la flûte. C’est la rencontre avec la personnification du sacré, le salut à Marie représentée ici par la pianiste qui rejoint Michel une fois le dépassement de soi fourni, mais qui l’attendait comme peuvent en témoigner les bougies déjà allumées à son arrivée. Les instruments finissent à l’unisson, réunis malgré les difficultés.

Réalisation d'un vidéo clip

L’argent récolté servira à financer le voyage et le séjour près de l’océan en Bretagne ainsi que les salaires des différentes personnes qui participeront à la réalisation du clip. Musiciens, réalisateur, arrangeur, monteur, assistants, images aériennes, éclairagiste, etc.