De quoi ça parle? par Laetitia Barras

Ma première envie est de parler des gens. De mettre en valeur les gens que nous sommes, les gens que nous croisons dans la rue, les gens que nous côtoyons au quotidien, et non de peindre la vie extraordinaire de figures fictives aux destins hors du commun, souvent éloignés de nous. Au contraire, je veux parler des choses très banales de nos vies, des choses qu’on aime, des habitudes, des choix, des peurs, des souvenirs… De tous ces petits éléments en apparence anodins mais qui, combinés et additionnés à chacun de nous, constituent notre individualité. Par ce projet, je tente d’observer à la loupe les richesses oubliées de notre train-train quotidien ; parce qu’à force de répétitions, les habitudes ont perdu leur valeur, les gestes ont perdu leur beauté, les rêves ont perdu leur poésie.

«Le Jour où j’ai tué un Chat» propose de se pencher avec humour et sensibilité sur nos vies, sur ce que nous sommes, sur ce qui parfois nous éloigne les uns des autres, mais aussi nous rapproche.

L’écriture

Pour «Le Jour où j’ai tué un Chat» j’ai choisi d’écrire un texte sous forme de liste; des listes qui sont comme des énumérations insolites et secrètes de ce que nous sommes. Cette forme d’écriture m’a permis d’évoquer le quotidien de manière inhabituelle pour lui redonner sa part d’extraordinaire. La liste a été également un très bel outil pour créer un texte rythmé et vif qui joue sur les sons et les sens. Cette recherche de rythme se retrouve également sur scène dans les corps des comédiens qui proposent un jeu minutieux et expressif, allant parfois jusque dans un travail chorégraphique.

Pourquoi nous soutenir?

«Le Jour où j’ai tué un Chat» est la deuxième création de la Cie Überrunter. Notre aventure artistique a démarré voilà plus de 4 ans et nous sommes conscients qu’en tant qu’artistes, nous dépendons du regard des gens, du bon vouloir des organismes qui soutiennent la culture, et bien entendu, du public. Le public est un moteur capital dans notre processus de création, c’est pour lui que les histoires s’écrivent, que les projecteurs s’allument, que les corps prennent vie sur scène. En soutenant «Le Jour où j’ai tué un Chat», vous prenez part au voyage! Votre enthousiasme pour notre projet nous donne de l’énergie pour créer, et votre contribution, petit ou grand, permet à tous les artistes du «Jour où j’ai tué un Chat» d’envisager cette aventure avec sérénité.