Notre "Journal d'un fou"

Le travail de notre compagnie veut mettre en lumière la ou les folies générée(s) par la solitude et cela au travers du texte de Nicolaï Gogol, mais aussi grâce à l’expérience personnelle de Nathan Hofstetter entre autres. Ce dernier a traversé une phase de dépression puis de schizophrénie et a séjourné dans une institution psychiatrique. Durant cette période, il a écrit ses états d’âmes dans un journal intime. Après sa thérapie, il s’est filmé afin de partager son vécu.

Par ailleurs, nous avons aussi recueilli le témoignage d’un ancien toxicomane, ayant souhaité garder l’anonymat, et qui a connu une violente paranoïa, l’isolement dans l’univers des jeux vidéos et des hallucinations récurrentes. Sa consommation excessives de drogue l’a notamment poussé à voler des proches pour acheter ses produits.

Ces deux destins ne se ressemblent pas et pourtant ils ont un point commun: la solitude.

De surcroît, l’introduction de témoignages authentiques nous vient de l’envie de donner la parole à des personnes qui n’ont pas habituellement leur place au théâtre et qui sont souvent marginalisées. Notre projet mettra évidemment le texte en valeur, mais son véritable intérêt réside dans le débat qu’il propose autour des maladies psychiques et de l’importance d’en parler en public.

Nous approcherons encore des spécialistes et leurs patients pour rendre notre propos plus authentique sans nous éloigner du rythme narratif de la nouvelle de Nicolaï Gogol. Ainsi notre adaptation en monologue sera le plus proche possible de la réalité des victimes de maladies psychiques. Elle en restituera également au mieux toutes les facettes tragiques, comiques, absurdes ou tendres pour contraster, bousculer et interroger le spectateur sur la thématique de la folie.

En résumé, nous voulons que le spectateur ressorte du spectacle et qu’il se rende compte qu’il a peut-être un ami ou un proche qui souffre d’une maladie psychique. Cela peut correspondre à des signes précoces de dépression, de burn-out ou de schizophrénie.

Nous ne prétendons aucunement donner les clés pour la compréhension de telle ou telle maladie psychique mais nous voulons que le spectateur en parle autour de lui et qu’il ose brise le tabou.

«J’avoue que depuis quelques temps il m’arrive parfois d’entendre et de voir des choses que personne n’a jamais vues ni entendues.»

Extrait : «Le journal d’un fou»

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La Cie le Préfixe

La compagnie le préfixe fonctionne comme un collectif qui regroupe des artistes de domaines différents.

www.cieleprefixe.ch

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Grâce à la prévente des billets, à la vente d’affiches et de nœuds-papillon nous allons pouvoir solidifier notre budget. Nous espérons vous voir nombreux au spectacle et n’hésitez pas à mettre le nœud-papillon. Il y aura peut être une petite surprise à la clef.

Avec nos meilleures salutations La Cie Le Préfixe