La Ferme sous les Plânes agrandit son poulailler, pour développer la production d'œufs à petite échelle, BIO. Un élevage doux, diversifié et des poules nourries avec les produits du domaine !

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Comment ça fonctionne

Le principe du «tout ou rien» s’applique: l’argent ne sera reversé au projet qu’à condition d’avoir atteint ou dépassé l’objectif de financement.

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Présentation de la Ferme et du projet de poulailler

Le domaine biologique Sous les Plânes, situé dans les Franches-Montagnes à 1050m d’altitude, couvre une superficie de 17 hectares dont près de 3ha de forêt. L’activité agricole du domaine se compose de trois piliers principaux :

  • les cultures de céréales, de sarrasin, de pommes de terre et de lin destinés à l’alimentation humaine

  • l’élevage d’animaux rares tels que la vache grise rhétique et le mouton roux du Valais

  • la production de viande (bœuf et agneau)

La ferme pratique également l’agritourisme en louant un appartement de vacances.

L’objectif est de développer l’activité de la ferme avec l’élevage de poules et la production d’œufs, en passant de 10 à 30 poules d’ici 2027 ; une augmentation jusqu’à 50 poules au maximum est envisagée à moyen terme.

Actuellement, mon poulailler héberge 6 poules Sussex, 3 poules et 1 coq Marans. Je souhaite accroître la diversité et m’intéresse, entre autres, aux variétés suivantes : Brahma, Poule blanche suisse, Orpington, Gauloise de Bresse, Andalouse, Cendrée, Poule d’Alsace …et bien d’autres encore : Gasconne, Poule de la flèche, etc.

Les paramètres cruciaux sont l’espace à disposition ainsi que la capacité de la ferme à fournir l’essentiel de la nourriture destinée aux poules ; s’il devient nécessaire d’acheter une grande partie de la nourriture dans le commerce, les équilibres écologiques et économiques ne sont plus respectés.

Le bâtiment du poulailler, d’une superficie de 30m2 environ est divisé en deux parties, dont l’une n’est actuellement pas à disposition des poules.

Les travaux intérieurs consistent à casser la cloison en bois située au milieu du poulailler, à déplacer et agrandir les pondoirs, à installer de nouveaux perchoirs ainsi qu’un portail entre la zone d’entreposage d’aliments et le poulailler lui-même. Les poules auront à l’avenir une plus grande surface à disposition.

L’augmentation du nombre de poules nécessite surtout l’extension du parc extérieur. L’idéal aurait été de laisser les volatiles évoluer librement autour de la ferme et se procurer ainsi une grande partie de leur nourriture. En raison des attaques de prédateurs (renards, rapaces, etc), cette manière de faire n’est malheureusement pas possible tout au long de l’année. Il est donc indispensable de prévoir un parc grillagé assez grand. La superficie du parc grillagé, actuellement de 150m2 environ, passera à 450m2.

Le nouveau parc sera divisé en 3 sections permettant d’effectuer une rotation afin de laisser la végétation repousser après le passage des volailles. Durant la belle saison, les poules pourront accéder à la prairie moyennant des tunnels amovibles. En outre, le grillage sera installé de façon à protéger les poules contre les prédateurs.

  • Le poulailler actuel (vue extérieure)
    Le poulailler actuel (vue extérieure)
  • Poule de Sussex dans le poulailler
    Poule de Sussex dans le poulailler
  • Face à face entre une poule Sussex et un coq Marans
    Face à face entre une poule Sussex et un coq Marans
  • Le poulailler (vue intérieure) et ses occupantes
    Le poulailler (vue intérieure) et ses occupantes
  • Partie du bâtiment à réaffecter
    Partie du bâtiment à réaffecter

Une (petite) pierre à l'édifice : diversité et durabilité

La demande d’œufs ne cesse de croître en Suisse. Mon projet vise à développer un mode de production alternatif, qui respecte l’animal et l’environnement et permet la production d’une alimentation, en l’occurrence des œufs, de qualité.

En effet, le système de production actuel se base sur d’énormes halles à poules où la concentration d’animaux (2000 par halle en bio, 10’000 par halle en conventionnel, et jusqu’à deux halles par exploitation), accroît le stress et la mortalité des poules. La vulnérabilité des poules aux épidémies de grippe aviaire et autres est accrue par leur standardisation génétique : la quasi-totalité des poules de nos fermes (même en production biologique) sont des clones développés par une poignée de multinationales.

Le processus d’hybridation dont elles sont le fruit empêche la transmission par hérédité de leurs performances. Par conséquent, les agriculteur·rices doivent continuellement racheter des poussins. Les poules pondeuses ne font qu’une saison de ponte, après quoi elles sont tuées, au motif qu’elles feraient moins d’œufs et des œufs trop grands par rapport au standard. Les producteur·rices sous contrat avec les grossistes n’ont pas le droit de les nourrir avec les ressources de leur ferme mais doivent s’approvisionner auprès des fabricants d’aliments. Ce système pose donc des problèmes écologiques, par l’importation massive de protéines (soja en particulier) issues en partie de la déforestation et par la surproduction de fumier non valorisable sur place, mais également éthiques et socio-économiques, en privant les agriculteur·rices de leurs savoir-faire et de leur autonomie.

Il est donc crucial de développer un système de petits élevages décentralisés, plutôt que de continuer à construire d’immenses halles contenant des milliers de poules, véritables usines animales, sources de stress et de cannibalisme entre volatiles, foyers tout désignés en cas de grippe aviaire ou autre épizootie.

Le projet que voici veut apporter sa (petite) pierre à l’édifice. C’est pourquoi je souhaite élever les variétés de poules fermières, c’est-à-dire reproductibles et non brevetées, nourries autant que possible avec les produits de la ferme. Ces poules n’ont pas totalement disparu : elles se cachent dans les basses-cours de particuliers et de paysan·nes qui les gardent pour leur auto-approvisionnement, par passion de l’élevage et de la diversité voire, plus rarement, à des fins commerciales. Le fait qu’elles n’aient pas été sélectionnées sur la base d’un nombre de critères très restreints, fait qu’elles sont beaucoup plus saines, équilibrées et résistantes. En outre, certaines variétés de poules fermières ont une capacité de ponte impressionnante, inférieure de peu à celle des poules hybrides ; surtout, leur longévité fait qu’elles sont beaucoup plus durables et induisent moins de gaspillage. Enfin, concernant l’alimentation, ma ferme offre déjà des ressources qui répondent en grande partie aux besoins d’un tel élevage (graines et son de céréales, restes d’abats, restes alimentaires, etc.). D’autres sources de nourritures seront également développées (orties séchées, vers du fumier, cultures dédiées sur de petites surfaces, etc.). Des compléments seront peut-être parfois nécessaires et pourront être trouvés dans d’autres fermes bio à proximité.

  • Champ de blé ancien panifiable cultivé Sous les Plânes
    Champ de blé ancien panifiable cultivé Sous les Plânes
  • Champ de sarrasin
    Champ de sarrasin
  • Vue de la Ferme Sous les Plânes et les moutons Roux du Valais
    Vue de la Ferme Sous les Plânes et les moutons Roux du Valais
  • Les vaches grises rhétiques de la Ferme Sous les Plânes
    Les vaches grises rhétiques de la Ferme Sous les Plânes
  • ...et moi dans le poulailler!
    ...et moi dans le poulailler!

Budget

TOTAL budget du projet = CHF 7’594.45.- (dont 10% de frais de plateforme, soit 759.45)

A. Animaux:

CHF 120 - 6 poulettes Sussex

CHF 180 - 1 coq (30.-) et 3 poules (150.-) Marans

CHF 735 - 21 poules/poulettes (35.-/animal)

Total Animaux = CHF 1’035.-

B. Matériel:

CHF 1’500 - 50m de grillage pour tour du parc extérieur (3.-/m)

CHF 400 - 20m de grillage pour séparation amovible du parc extérieur (2.-/m)

CHF 900 - 3 portes pour parc grillagé (300.-/pce)

CHF 100 - Grillage souple à enterrer autour du parc extérieur

CHF 300 - Filet protection contre rapaces 450m2

CHF 300 - Bois pour pondoirs, perchoirs, couvoirs, espace poussins, etc.

CHF 100 - Portail accès poulailler

CHF 200 - Mangeoires, abreuvoirs, lampes chauffantes

CHF 100 - Petit matériel

Total Matériel = CHF 3’900.-

C. Main d’œuvre (CHF 35.-/h):

CHF 60 - Démolition cloison actuelle poulailler (2h)

CHF 30 - Déplacement et réinstallation pondoirs actuel (1h)

CHF 720 - Divers travaux bois (24h) pour la fabrication de :

  • pondoirs
  • perchoirs
  • espace poussins
  • couvoirs
  • portail accès poulailler
  • modules déplaçables pour extension du parc extérieur

CHF 1’080 - Creusement tranchée, installation grillages et filet anti rapaces (36h)

TOTAL main d’œuvre = CHF 1’890.- (63h00)

TOTAL budget du projet = CHF 6’835.- Frais de plateforme = CHF 759.45 TOTAL budget + frais de plateforme = CHF 7’594.45.-