Le Projet

L’adaptation de l’oeuvre de Jacques Chessex en un réquisitoire contre le fanatisme religieux et politique, contre les montées raciales, antisémites, anti-chrétiennes.... contre toute forme de stigmatisation, d’accusation portée contre une race, une religion, un genre. C’est un appel à la conscience humaine, à la tolérance, mais également à la prudence face aux montées extrémistes, face à l’endoctrinement ultra pour un dogme ou une idéologie.

A l’heure d’une autre radicalisation qui voit tous les jours des jeunes et moins jeunes partir pour la Syrie et prendre les armes au nom d’un Dieu, il nous semble important d’en faire le parallèle et en même temps de découvrir un pan de notre histoire. La Suisse n’a pas toujours été belle en ces années de guerre. Trop souvent, nous nous sommes voilé la face.

Votre soutien

Permettre à ce spectacle d’exister, c’est-à-dire lui donner les moyens de dénoncer, d’expliquer, de rendre un témoignage d’une époque, d’amener une sensibilité, une vérité sur notre histoire, sur notre présent aussi. C’est le devoir du théâtre que de rendre compte de l’état des choses et de permettre au public d’en prendre conscience. Avec votre soutien, nous espérons que le plus grand nombre de spectateurs viendront nous voir, en ressortiront bouleversés ou interrogés par cette histoire. Que d’autres théâtres de Suisse romande seront intéressés par nous accueillir et que nous pourrons amener cette réflexion jusqu’au festival d’Avignon.

L’histoire du crime

Tout se passe à Payerne, gros bourg situé à l’extrémité de la plaine de la Broye dans le canton de Vaud.

Le 16 avril 1942, quelques nazillons conduit par un pasteur protestant lausannois décide de faire un exemple. Tuer un Juif. Ils choisissent un marchand de bétail se rendant à la Foire de Payerne.

Il s’appelle Arthur Bloch. Il a 60 ans et est citoyen suisse, bernois et de religion juive.

Ses assassins vont lui tendre un piège, Le tuer, le découper en morceau, en emplir des boilles à lait et les jeter dans le lac de Neuchâtel.

Ainsi, la Légation d’Allemagne aura 3 jours pour faire parvenir la bonne nouvelle à Berlin, pour l’anniversaire du Fürher, le 20 avril !