Portez avec nous le 70ème anniversaire de l’Accord de Londres à Oxford et Londres.

En ce début de 21ème siècle, les migrations se sont mondialisées. On évalue à 214 millions le nombre de migrants internationaux, un chiffre qui a triplé en quarante ans et qui doublera à l’horizon 2050 avec les réfugiés climatiques. Privés de passeport ou de documents d’identité, ils rencontrent ou rencontreront des situations administratives et juridiques difficiles aux conséquences souvent dramatiques, alors même qu’ils arrivent dans des États dits «de droit» pourtant réputés à forte tradition d’hospitalité.

Pourquoi

Le 15 octobre 2016, 70 ans se seront écoulés depuis la signature de l’Accord de Londres dont l’auteur ne fut autre qu’Albert Cohen, qui, dans la lignée de Nansen et pour la première fois dans l’histoire du droit moderne, dota toutes les «personnes déplacées» (displaced persons) par cette guerre d’un véritable titre de voyage et d’identité qui les plaçait automatiquement sous la précieuse protection de l’ONU.

Albert Cohen aimait à dire que cet Accord était ce dont il était le plus fier, plus fier encore que ses romans et ses autres livres.

A compter de 1951, c’est l’article 28 de la Convention de Genève qui reprendra à l’identique le dispositif de cet accord. Aujourd’hui, plus que jamais, la Fondation Mémoire Albert Cohen oeuvre pour rappeler et renforcer ce droit universel au passeport et à la protection qu’il confère.

Comment

Dans le cadre de cette commémoration, les élèves que nous allons rencontrer seront invités à découvrir les enjeux d’un Etat de droit dans une démocratie soucieuse de la préservation de la dignité et des droits fondamentaux de la personne en général et des droits des étrangers en particulier, dont le droit au passeport.

Par des échanges nourris par deux experts, les élèves pourront donner libre cours à leur expression et leur réflexion pour imaginer le monde dans lequel ils voudraient vivre demain. Sera-t-il un monde où le droit à la mobilité et au passeport protecteur sera reconnu en tant que droit fondamental de la personne et admis comme un bien commun de l’humanité ?

Toutes les interventions des élèves seront recensées et conservées en vue de leur publication en ligne, afin de servir à terme de matériel pédagogique dans les classes des collège et lycée français d’Angleterre, de France, de Suisse et de Grèce dans les années à venir.

Qui

  • Max MAMOU est avocat au barreau de Paris. Il est le Président de la Fondation de droit suisse «Mémoire Albert Cohen», elle-même partenaire du programme HELP du Conseil de l’Europe.
  • Dr Stephanos Stavros (Senior Legal Adviser, Office of the SG’s Special Representative on migration and refugees) est haut fonctionnaire international au Conseil de l’Europe, spécialiste des questions de migrations et de réfugiés.

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