Ce dont il s'agit

Qu’y a-t-il de neuf à raconter sur la Grande Guerre ? Tout a été dit, montré, démontré, ils n’ont plus de mystère sinon d’intérêt les moustachus en noir et blanc. Ils sont d’un autre siècle, d’une autre histoire, plus étrangers qu’une tribu de papous, irréels comme les chiffres tellement excessifs d’une guerre dont la plus petite unité de mesure démarre au million.

Pourtant, alors que s’achèvent les commémorations du centenaire de la guerre, les poilus et leurs familles livrent une intimité méconnue qui, échappant aux ordures se retrouve sur ebay ou chez les brocanteurs. Emergent ainsi courriers, carnets et photographies, documents amateurs et intimes d’où montent les voix des petites gens, évoquant un quotidien trivial et pourtant poignant.

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Ce que mon projet a de spécial

Les documents, objets et photographies qui constituent la matière première d’Adieu vieille Europe sont issus de la collection personnelle du photographe François Wavre, collection née de la sidération éprouvée à la lecture d’un premier courrier acheté par hasard.

Ces documents privés offrent une perspective inédite sur la Grande Guerre et permettent de raconter une histoire intime et authentique qui se défie du spectaculaire pour mieux souligner la proximité plutôt que l’étrangeté des destins qu’ils exposent. A la lecture de ces lettres, la distance avec leurs auteurs s’abolit et si l’on peut toujours s’arrêter sur les formules désuètes ou mesurer ce qui n’est plus, c’est avant tout la familiarité de ces individus avec nous qui finit par s’imposer.

Pour mettre en valeur ces documents, leur permettre de susciter l’intérêt d’un public étranger à leur objet, il fallait un cadre rigoureux et séduisant. L’authenticité ne suffit pas et l’approche de l’historien tuerait l’émotion, aussi Adieu vieille Europe est-il construit comme un récit à l’atmosphère cinématographique afin de happer le lecteur dans une histoire dont il ne pourra plus sortir.

A quoi votre soutien va servir

Notre projet se veut modeste, il n’empêche, rien n’est gratuit en ce bas monde et les fonds récoltés serviront à payer l’impression du livre ainsi qu’à couvrir les frais d’envoi. Pour le reste, nous disposons du soutien de l’agence photographique Lundi13 et du Nouveau Musée de Bienne.

Adieu Vieille Europe, 224 pages, parution prévisionnelle septembre 2018.