AL-LAH, une exposition contre l'islamophobie

Pour son inauguration, le Centre d’Art Vevey a choisi d’inviter des artiste.x.s et universitaire-x-s suisses et internationaux à réfléchir sur le phénomène socio-politique de l’islamophobie. Que ce soit à travers leurs pratiques, leurs expériences de vie, le soutien qu’iel-x-s portent aux personnes victimes de cette forme de racisme systémique, ou bien encore qu’iel-x-s soient des personnes elles-même sujettes à des oppressions basées notamment sur les critères sociologiques de la race et du genre.

Avec les participations de: Maw Fatty (artiste)

Fatem-Zahra (chercheuse en sciences politique/histoire)

Iman Waser (chercheuse en sciences des religions et sciences sociales)

La Gale (Karine Zeina Guignard) (Rappeuse)

Mina Squalli-Houssaïni (artiste)

Sabrina Roethlisberger Belkacem (artiste)

Tara Mour (artiste, photographe)

Dorian Sari (artiste)

Krassen Krastev (artiste/queer, danseur, performer)

Marianne Ghorayeb (artiste, architecte)

Hayan Kan Nakache (artiste)

Mazyar (réalisateur)

Nebil Daghsen (poète, metteur en scène, directeur artistique de la Relève Bariolée)

Nayansaku Mufwankolo (Chercheurx en art contemporain et poètes)

Tudor Ciurescu (artiste)

Hatari/Sarah Vogel (artiste, productrice, dj)

Valentina D’Avenia (artiste, commissaire d’exposition, historienne de l’art)

David Weishaar (artiste)

Jessica Russ (artiste)

Camille Dumond (artiste)

Célestine Cattaneo (artiste)

Céline Burnand (artiste)

Céline Pugin (artiste)

Charlotte Nagel (artiste)

Constance Camus-Govoroff (artiste)

Garance Bonard (artiste)

Léa Katharina Meier (artiste)

Sandrine Pelletier (artiste)

Sarah Margnetti (artiste)

Iggy, Black Diamond Music ((artiste sonore)

Alan Schmalz (artiste)

Aurelien Ballif (artiste, chercheur)

David Douard (artiste)

Gilles Furtwängler (artiste)

Josse Bailly (artiste)

Mathias Forbach (artiste)

Maxime Plecia -Büchie (tattoo artist et creative director)

Thomas Koenig (artiste)

Curateur Mazyar Zarnadar pour le Centre d’Art Vevey (CAV)

Relations Presse Fatem-Zahra

Traduction (anglais) Fatem-Zahra

Relecture (anglais) Marianne Ghorayeb Kathleen Pickavance

*Mazyar Zarnadar est un artiste, commissaire d’exposition, réalisateur, éditeur, graphiste et musicien indépendant franco-iranien né à Téhéran en 1984. Diplômé de la HEAD Genève (2016) en arts visuels, il vit et travaille à Vevey depuis 2013.

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L’islamophobie c’est quoi?

Le terme «islamophobie» désigne communément un phénomène social et politique de discrimination raciste visant à stigmatiser, exclure et déshumaniser des personnes notament sur la base de l’apparence physique et de la prétendue appartenance religieuse. En effet, l’islamophobie n’agit pas uniquement contre les personnes de confession musulmane mais bien contre toutes les personnes assigné-e-x-s musulman-e-x-s en raison du nom qu’iel-x portent, de leurx-s couleurs de peaux, de leur-x-s traits physiques, de leur-x-s genre-x-s ou encore de la manière dont iel-x-s s’habillent. Les personnes les plus touchées par ce phénomène raciste sont les personnes musulmanes assignées femmes, qui porteraient un voile dans l’espace public, synonyme de signe ostentatoire religieux dans l’inconscient collectif: porter un voile ne signifie pas être forcement mulsulman-ne-x. L’islamophobie intervient effectivement au croisement des discriminations de race et de genre. Là où le sexisme opère quotidiennement contre toutes les personnes assignées femme, il agit de manière encore plus violente chez les personnes racialisées assignées femme. Parmi elles, les personnes noires sont celles les plus touchées par l’islamophobie avant les personnes brown (non-blanche) et enfin les personnes blanches pouvant être convertit à l’islam. L’islamophobie agit également contre les personnes assignées homme en fonction des mêmes marqueurs sociologiques cités plus haut. En raison de sa racialisation genrée, une personne noire assignée homme portant par exemple une barbe sera par conséquence plus sujette à des violences islamophobes qu’une personne brown (non-blanche) ou qu’une personne blanche. C’est pourquoi, d’un point de vue intersectionnel (approche dynamique et entremêlée des oppressions systémiques) l’islamophobie ne peut être ni analysé ni compris sans être inclue à l’intérieur du phénomène du racisme anti-noir. Autrement dit, l’islamophobie peut-être considéré comme l’une des formes du racisme anti-noir.

L’exposition a pour d’inviter des artiste-x-s et universitaire-x-s à se positionner clairement et publiquement au sein d’une exposition collective numérique contre l’islamophobie, dans un contexte politique suisse qui la met en exergue. Beaucoup de personne-x-s ont été choquée-x-s de l’initiative populaire nationale «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage» qui doit être votée le 7 mars prochain. Partout en Suisse, des affiches représentant des personnages voilés, accompagnés de slogans racistes ont été disposées dans l’espace public. Ces affiches appellent à la haine raciale en créant des associations d’idées essentialistes visant à renvoyer les personne-x-s musulmane-x-s ou prétendue-x-s musulmane-x-s à une catégorie d’êtres humain-e-x-s dangereu-se-x car définit comme «extrémistes» et violent-e-x-s.

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Financer la production, la communication et le catalogue de l'exposition numérique

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