A l’origine du projet

A force de se côtoyer, les artistes de musique traditionnelle espèrent se rencontrer un jour sur scène. Ce sentiment naturel émane du fait que souvent, lors de discussions d’après concert, ils s’expliquent sur les points communs et les différences de leur musique respective, tout en imaginant secrètement  les possibilités d’un savoureux mélange, à l’instar de l’art culinaire. Comment faire « sonner » une tradition avec celle de l’autre sans les dénaturer? Nous avons décidé, pour commencer d’organiser un spectacle, où durant deux soirs de mini-festival, le public pourra tout à loisir écouter deux groupes individuellement, l’un de flamenco de la pure tradition andalouse, l’autre de musique classique de l’Inde du nord, puis des compositions ensemble.

La rencontre entre flamenco et musique classique indienne

Les points communs entre ces deux musiques se situent vraisemblablement dans la rythmique.  Précisons également cette particularité commune des « variations d’humeur » entre le majeur et le mineur qui font transparaître une mélancolie forte et un espoir fragile.

 L’idée est d’axer cette fusion sur les différences surtout : les accords en opposition à la mélodie, le style retenu du « cante » andalou, le « ai » fiévreux, cette émotion puissante, cette douleur contrôlée dans l’intensité pure sera caressée, réconfortée par un khyal limpide et intègre qui n’a pour but que d’utiliser la voix à la manière d’un instrument, avec ses démonstrations techniques, cette virtuosité étonnante exigée par la tradition du vocal classique de l’Inde. Le caractère des raga choisis, leurs gammes utilisées en adéquation avec le flamenco mettront en valeur l’universalité de la musique.

Les musiciens

  • Le désir d’El Trio Nuevo de fusionner avec la musique de l’Inde n’en est pas à son premier essai. 
  • Son guitariste Pascal Reichler, musicien classique et de flamenco, collabore depuis une décennie avec Stephan Montangero, percussioniste ayant séjourné de nombreuses années en Inde, pratiquant les Tabla ainsi que les percussions du subcontinent. 
  • Grâce à son intérêt grandissant, il côtoie le vocaliste Amit Chakraborty et rêve d’associer les musiques du subcontinent indien au flamenco. 
  • Le vocaliste Amit Chakraborty, en visite annuelle en Europe pour ses récitals classiques se réjouit de cette rencontre musicale. 
  • Extraits d’Amit Chakraborty, vocaliste: Bhupali Drut, Bhupali Vilambit, Bhupali Vilambit 2
  • Pour la partie fusion, nous aurons la chance de profiter de l’expérience des musiques du monde du percussionniste François Clavel, l’un des initiateurs du projet Andalusindia.

La Fusion

Les sources d’inspiration ne manquent pas. De grands artistes réalisent de manière parfaite la fusion du flamenco avec les musiques de l’Inde. Citons Anoushka Shankar fille de l’illustre sitariste Ravi Shankar qui tourne avec les meilleurs représentants de ces musiques ; ou plus près de chez nous, le spectacle somptueux de la danseuse Ana La Cina danseuse des ateliers ethnomusicologiques de Genève, mettant en scène le baile avec une danseuse de khatak et deux groupes se mélangeant magnifiquement.

Pourquoi nous soutenir?

Sous le nom «AndalusIndia» nous voulons surtout garantir une qualité musicale remarquable, issue du flamenco et de la musique classique indienne. Pour cela nous avons fait appel à des musiciens confirmés et expérimentés. Qu’ils viennent directement d’Inde, d’Espagne ou de Suisse, tous sont professionnels, animés par le seul but de rendre la beauté de leur musique.

Nous tenterons chaque année de renouveler cette expérience avec de nouveaux artistes, d’autres instrumentations, pour ne jouer qu’une seule musique.

Cette édition est la première et nous nous réjouissons de vous rendre complices lors des concerts. Votre soutien nous aidera à lancer ce projet et de proposer des concerts de qualité tout en garantissant des tarifs bas d’entrée aux concerts.

Les concerts

Pour vous remercier, nous serons heureux de vous accueillir à l’occasion des concerts et de vous offrir un enregistrement live.

  • 10 et 11 octobre 2014, 20h30, Atelier-théâtre du Raccot, Monthey

UN GRAND MERCI!