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Pourquoi cet appel?

Je n’ai pas choisi d’être père.

Il y a huit ans, près de mon lieu de travail, le hasard m’a fait rencontrer un mendiant de 14 ans, que son père avait retiré de l’école roumaine pour qu’il se rende « utile » en Suisse et en France voisine. Semaine après semaine, de rencontre en rencontre, j’ai découvert son histoire, une histoire de pauvreté. J’ai cherché à connaître sa famille, que j’ai visitée en France voisine, puis essayé de le réintégrer dans un cycle scolaire, sans succès car son père ne semblait pas disposé à perdre ainsi une source de gain. Ce père qui avait voué son fils à la mendicité au point que celui-ci se considère orphelin. Orphelin de sa mère aussi, qui vivait en Angleterre, sans contact avec ses fils depuis l’âge de 8 ans. Ainsi, chaque mercredi à midi, pendant plus de 2 ans, j’ai mangé avec lui.

Puis, il a voulu que je l’accompagne en Roumanie où j’ai rencontré son frère (mon second fils). A plusieurs reprises, nous sommes partis à la découverte de leur très beau pays, qu’ils connaissaient finalement moins que moi. Et gentiment, alors que ces enfants m’appelaient « papa », j’ai dû apprendre ce rôle, tout nouveau pour moi. J’ai fait ce que j’ai pu pour les aider l’un et l’autre, finançant une maison car ils étaient ballotés entre grands-parents et oncles. Les enfants sont devenus des adultes et, sautant malheureusement les étapes de la formation et de l’indépendance, se sont mariés et sont devenus parents à leur tour.

Dans leur grand village, le chômage atteint un taux de plus de 90%. Le plus jeune de mes fils est parti en Allemagne, où son salaire atteint rarement 900€. Son frère, sous la pression de ses voisins qui le raillaient, a entrepris des travaux de peinture et de rénovation qu’il n’a pu payer qu’en empruntant de l’argent. Et ce sont ces créanciers qui le harcèlent au point que lui aussi a fui son pays pour l’Allemagne. Mais le salaire qu’il y touche suffit à grand peine à payer le loyer et la nourriture de sa petite famille (ils sont quatre). Et, maintenant qu’on le menace de confisquer la maison pour prix de sa dette, alors qu’elle vaut quatre fois plus, mes fils ne vivent plus, tenaillés qu’ils sont par la peur de tout perdre. Mais bien sûr, les créanciers doivent être remboursés, les dettes doivent être honorées. Si mon prochain but est d’offrir une vraie formation à mes fils, le plus urgent est maintenant de tirer mon fils du gouffre dans lequel il s’est plongé.

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Ce que mon projet a de spécial

J’aimerais vraiment que mes fils puissent commencer à vivre sans avoir cette immense peur du lendemain. Ils ont droit à un peu de quiétude et de joie. Ça ne devrait pas être quelque chose de spécial, finalement…!

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A quoi votre soutien va servir

L’argent récolté est exclusivement destiné à régler la dette de mon fils, que cette dette rend malade.

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