Je suis indépendant.e -LE PODCAST

Avec la crise du COVID-19, la Suisse aura redécouvert une catégorie méconnue des ses acteurs économiques: les indépendants.es. Grands oubliés des mesures du Conseil Fédéral, les indépendants.es font pourtant vivre l’économie de notre pays. Mais ils/elles sont bien plus qu’un statut juridique d’entreprise en raison individuelle.

Au lendemain des premières annonces de fermeture du Conseil Fédéral, j’ai créé la page Instagram «Je suis indépendant.e» qui a réuni plus de 1000 followers en 3 jours. J’ai reçu et lu des centaines de témoignages d’indépendant.e. Et je me suis dit que je ne pouvais pas garder toutes ces histoires pour moi.

Car les indépendants.es sont avant tout cela: une histoire, celle d’une passion, d’un rêve, d’une impulsion, d’une envie ou même d’un projet de vie. Que peut-on apprendre de ces humains qui ont choisi une voie différente, qui ont renoncé à la sécurité d’un salaire au profit de l’incertitude et d’une certaine autonomie. Que sont-ils allés chercher dans ces chemins de traverse, qu’en ont-ils appris? Comment perçoivent-ils le risque? Que signifie le courage pour eux?

FORMAT: Entre 20 et 30 minutes par épisode EPISODES. Entre 8 et 10 et beaucoup plus si on dépasse le financement.

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Pourquoi me faire confiance?

L’indépendance je la connais, je la pratique depuis 10 ans. Journaliste, j’ai appris durant toutes ces années que l’indépendance requiert un certain nombre d’habiletés qu’on apprend à maîtriser sur le tas: flexibilité, adaptabilité, audace, autonomie, créativité, panache, énergie, courage, endurance, diplomatie, confiance en soi.

Mon activité est protéiforme. En 10 ans, j’ai exercé simultanément ou par alternance tous les métiers suivants: journaliste, rédactrice, vidéaste, monteuse, formatrice, graphiste, chef de projet. J’ai aussi lancé une marque de bijoux. Et enfin, j’ai été jusqu’à co-créer et co-gérer un petit hôtel au Panama. J’ai connu le succès et l’échec. J’ai tout recommencé de zéro plusieurs fois. J’ai eu peur. J’ai été galvanisée. Il m’a fallu du courage parfois. De l’audace toujours. J’ai eu envie de jeter l’éponge. J’ai crié sur tous les toits l’ivresse de la liberté et de l’autonomie. J’ai rêvé, osé, pleuré. Résultat, j’ai toujours senti la vie palpiter très fort en moi.

Alors je sais à quel point les parcours sont riches. Et c’est pour cette raison que je crois à la valeur des témoignages des gens qui les vivent.

Ce podcast parlera de failles, de doutes, de joie, de succès, de complétude, de rêves, de projets. Je le souhaite teinté de toutes les émotions de la vie, d’intimité, d’humanité surtout. Mais je le veux avant tout porteur d’espoir et d’énergie créatrice.

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Comment le budget sera réparti?

Comme beaucoup d’indépendants, cette curieuse période me laisse avec beaucoup de temps, d’idées, d’envie et d’énergie. Mais peu de revenu. Je crois qu’on sera tous d’accord pour dire qu’on travaille bien mieux quand on est serein financièrement. Et que le travail et les compétences ont une valeur.

65% du budget couvrira donc mon travail. Travail de recherche, gestion du projet ,préparation des entretiens, interviews, montage, mise en ligne et l’achat de matériel complémentaire (une perche pour des itw sécurisées, et un second micro)

20% serviront à rétribuer d’autres indépendants pour le graphisme, la création d’un générique et de virgules sonores, ainsi que l’hébergement web, le logiciel de montage et la campagne virale.

Les 15% restant serviront à financer les contreparties