2016, Début de l’aventure !

Une vigne biodynamique est née au cœur de la Kakéthie, et plus précisément à Ruispiri, près de Telavi, sous l’impulsion d’une famille vaudoise amoureuse du pays et de Gio, natif de la région. Une zone juste en dessous de l’Académie d’Ikalto.

Charmés par la région et la beauté fabuleuse du Grand Caucase, touchés par les habitants, ils décident de se lancer dans une aventure folle : créer une plantation de vignes biodynamiques et se lancer dans le vin en compagnie des habitants du cru.

Le projet est ambitieux : le terrain, certes magnifique, est steppique, plein d’herbes folles et de roches, qu’il faudra préparer. Et la culture biodynamique n’est jamais simple à mettre en place, que cela soit dans le choix des techniques de plantation que dans celles de préparation du vin !

C’est ainsi que l’association « Irricult » a vu le jour, pour soutenir et aider à la réalisation du projet ! A force de travail et de persévérances, ses membres et les gens sur place ont créé un écrin pour les vignes dans lequel elles ont rapidement prospéré, au point que les premiers raisins sont attendus dès l’année prochaine !

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Printemps 2016 : La Plantation !

Avec l’aide de spécialistes géorgiens, c’est près de 3.000 pieds de cépages traditionnels géorgiens qui sont plantés :

  • Le Rkatsiteli, qui donne un vin sec pouvant vieillir, aux arômes de pommes et aux notes florales et épicées.
  • Le Kakhuli-Mtsvane, aux parfums fleuris et citronnés.
  • Le Khikhvi, au bouquet printanier à l’arôme de fruits blancs et au goût léger de conifères.
  • Le Kisi, un vin blanc doux au goût d’abricots et d’amandes.

Mais aussi une dizaine de petites Arvines valaisannes afin de voir comment elles se comportent sous les latitudes géorgiennes ! D’anciens cépages rouges seront plantés au printemps prochain.

Et comme aujourd’hui beaucoup de personnes veulent reprendre la culture et développer une agriculture saine et biodynamiques, Irricult a aménagé une salle de cours qui surplombe les vignes dans l’optique de transmettre notre savoir et notre passion du vin comme de l’agriculture biodynamique.

Pourquoi ce crowfunding ?

Nous avons besoin de Qvevris (amphores en terre cuite) pour que la vinification se fasse de façon entièrement naturelle, et de construire le Marani (la cave) dans laquelle les amphores reposeront le temps de la maturation.

Notre technique de production se fait à l’ancienne : en enterrant les Qvevris dans le sol, dans un milieu protégé (le marani), nous permettons au jus de raisin de se transformer en vin de façon 100% naturelle ! Pas de levures ajoutées, pas de sulfites, pas de collage ! Et le breuvage qui en résulte possède une robe magnifique et un goût somptueux !

Un Qvevri de 2’000 l coûte entre CHF 1’500 et CHF 2’000 et le Marani environ CHF 20’000.

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Nous cherchons CHF 20’000 afin d’acheter les Qvevris pour la vinification et construire le Marani (cave).

Votre participation nous aidera à amorcer notre production, lancer la fabrication des Qvevris – il faut compter presque une année pour leur fabrication – et à assurer la pérennité de notre démarche de culture biodynamique : en effet, outre les jarres de terre cuite et la cave, les techniques ancestrales géorgiennes nécessitent des outils particuliers, comme les Krazana (Millepertuis), racines assemblées permettant de nettoyer les Qvevris; Ghvils Tsotskhi (brosses en Genévrier) et beaucoup de main d’œuvre !

Si nous dépassons l’objectif de CHF 20’000 cela permettra à l’association de :

  • Financer le Marani.
  • Investir les fonds disponibles dans l’achat de matériel pour nos cours ou de fournitures pour les vignes.
  • Pérenniser les emplois créés par le projet.
  • Développer notre réseau de distribution.
  • Continuer notre production et la commercialisation de produits dérivés du vin comme les Churchkhelas (friandises traditionnelles confectionnées à base de moûts de raisin et de farine (chauffés ensembles en une mélasse), puis assemblés en cordons autour de noisettes ou de noix) et les Kakis séchés.
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Temps du projet :

  • 2016 : Plantation des vignes.
  • 2017 : Construction du Marani et manufacture des Qvevris, ramassage des raisins et production du vin.
  • 2018 : Premières mises en bouteille !

La Géorgie, Terre du vin !

Corridor entre l’Orient et l’Occident, terre d’union entre la mer Caspienne et la mer Noire, la Géorgie a vécu la naissance de la vigne il y a plus de huit mille ans, sa grande diversité de sols et de climats en ayant toujours favorisé la culture : on peut ainsi répertorier plus de 600 cépages originaux, mais aussi des techniques de fermentations remontant à plus de 8’000 ans !

Dès le XVIIe siècle, Jean Chardin, joaillier à la cour du roi de Perse, décrit dans ses «Récits de voyage de Paris à Isphan» la méthode ancestrale utilisée par les Géorgiens pour préparer leur vin : « Ils versent le jus [des raisins] dans des grandes jarres en terre qu’ils ensevelissent dans leur maison ou tout à côté. Et quand le vaisseau est plein, ils le ferment avec un couvercle de bois, puis déposent de la terre dessus ».

Le vin fermente dans des Qvevris, des jarres en terre cuite dont on ne laisse dépasser que le goulot, fermé par un couvercle de bois (ou pierre ou verre), du sol du Marani. Il y restera jusqu’à la fin de sa maturation, produisant des vins blancs, des vins rouges et des vins orange.

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La Kakhétie

La Kakhétie est la plus grande région viticole de Géorgie, on y trouve de nombreux vignobles, et pas n’importe lesquels : ceux que les Géorgiens cultivent depuis près de 8’000 ans et dont le vin est consommé depuis presque aussi longtemps ! Il est d’ailleurs courant de les entendre revendiquer le fait d’avoir été les premiers à utiliser le mot «qhvino», l’ancêtre du mot vin, et ils ont baptisé «ghvinobistve» le mois d’octobre, celui des vendanges !

Le climat local, de type continental, est très chaud en été : un temps idéal pour la vigne qui passe les 6 mois de printemps et d’été à se gorger de soleil, donnant ainsi des raisins très sucrés, saturés de promesses, et des vins rouges et blancs dont la technique de préparation décidera de la robe comme du taux de sucre et d’alcool.

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Un projet bio-agricole dans un contexte difficile.

Le terroir géorgien est riche ! Selon les légendes géorgiennes, Dieu leur aurait confié le territoire qu’il s’était réservé quand il s’est aperçu qu’il avait déjà tout distribué lorsque les Géorgiens sont revenus de leur dégustation du vin de l’Eden.

Cette culture de la vigne et du vin sont intimement liée à l’histoire et à la religion de la Géorgie, à cause de cela, de nombreux envahisseurs étrangers ont visé cette richesse et détruit plusieurs fois le moral et l’économie du pays.

De telles privations ont rythmé l’évolution de la viticulture, ses traditions ont été soigneusement conservées et transmises de générations en générations : la récolte des raisins est une des plus antiques branches des activités économiques géorgiennes !

Malheureusement, suite à la désagrégation de l’empire soviétique, la pauvreté s’est dramatiquement accrue dans le pays, de même que le chômage, l’agriculture biologique prenant alors beaucoup de retard.

Jusqu’à ce qu’au détour d’un voyage, une famille vaudoise tombe amoureuse du pays, de sa culture, et de son vin …

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