Long parcours émotionnel et financier

Nous nous connaissons depuis 15 ans, mais c’est seulement en 2017 que nous avons souhaité nous mettre ensemble. Nous décidons très vite d’arrêter la contraception pour fonder notre famille. Rapidement j’ai commencé à ressentir de grosses douleurs dans le bas du ventre et après plusieurs semaines d’examens, on me diagnostique une endométriose stade 3/4. Je suis rapidement opérée, sans trop grosses séquelles mis à part une réduction de l’ovaire gauche. Une année s’est écoulée depuis l’opération mais toujours pas de grossesse?! Les questions de fertilité de mon mari se posent alors. Passé le temps de l’acceptation, il entame également une batterie de tests qui révéleront un manque significatif de spermatozoïdes. Décidément ! Entre temps, nous nous sommes marié en septembre 2019. Un jour merveilleux, gravé à jamais dans nos mémoires. Au fil des RDV chez le gynécologue et l’urologue, on met ensemble un plan de traitement: FIV et ICSI (fécondation in vitro et insémination du spermatozoïde directement dans l’ovule). Mais tout ça engendre un coût: environ 15’000 Pleine d’entrain, je commence les injections pour débuter la stimulation ovarienne au départ 1 injection/jour et puis après 2. Sur environs 2 semaines, tout ça entrecoupés d’échographies intra-utérines 3x/semaine Finalement le rdv au CHUV pour la ponction sous narcose un mardi matin à 6:30. Assez difficile de vivre ça seule en temps de COVID-19. Mon mari n’a rdv qu’à 9:00 pour faire son don alors pendant ce temps il attend dans la voiture. Une fois les actes médicaux terminés nous rentrons à la maison et nous devons attendre le téléphone du laboratoire le lendemain pour savoir combien d’ovocytes ont été prélevés, combien on été fécondés, et combien seront congelés. Résultats mercredi matin, sur 13 ovocytes prélevés, seulement 7 étaient de bonne taille et bonne résistance et sur les 7 fécondés, seulement 1 « embryon » a passé le cap des 24h. En résumé, soit ça prend du premier coup, soit il faudra peut-être tout recommencer. Le transfert a lieu le jeudi de la même semaine au CHUV et tout se passe bien. On ramène notre embryon bien au chaud chez nous et on prie. 2 semaines plus tard malheureusement le résultat de la prise de sans est négatif. Gros coup de massue pour nous. Nous devons tout recommencer du début. Nous voilà donc avec nos économies vides, le cœur triste mais une envie de fonder une famille encore plus présente.

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La Suisse, mauvais élève pour la prise en charge des traitement de fertilité

Prise en charge : Les prises de sang, analyses génétiques, RDV de discussions, échographies de contrôles et frottis. Tous les frais de laboratoires pour Xavier ainsi que les consultations chez l’urologue.

Non prise en charge: le traitement de FIV, les injections tous les jours, les prises de sang et les échographies tous les 2 jours, la ponction d’ovocytes, la fécondation, la culture et le transfert ne sont PAS pris en charge. Nous avons pourtant les 2 une « maladie » reconnue.

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Permettez-nous de réaliser notre rêve

En premier, lieu cet argent va nous permettre de verser un premier acompte pour effectuer une deuxième ponction et une deuxième FIV/ICSI. Et si l’argent collecté est suffisant, alors nous n’aurons peut être pas besoin d’avoir notre bébé en « leasing ». Et puis, il y a toutes les autres dépenses, les frais de véhicules de Vouvry à Sion plusieurs fois par semaine, idem de Vouvry à Lausanne. Les parkings, les repas, une remplaçante (car je suis indépendante) quand il y a des RDV. Etc