Dispositif inhibiteur de son

Techniquement la mise à feu d’une munition ne produit absolument pas d’onde sonore d’aucune sorte mais génère un volume de gaz à température de +- 3000°, d’une vitesse de plusieurs km/seconde, et d’une pression allant de 740 à 4600 bars. Ce sont ces gaz qui, en sortant de la bouche des armes après le projectile provoquent, en se détendant dans l’air, la détonation dont l’intensité peut atteindre les 160 dbA, soit au delà du seuil de la douleur. Nous avons créé un dispositif qui a fait l’objet de 2 brevets internationaux acceptés à 100% pour ses revendications et à tous les titres (inventivité, nouveauté, faisabilité industrielle). Ce dispositif (voir vidéo): 1) ferme le canon à l’aide de volet(s) juste après le passage du projectile (1 mm de course) qui les actionne en passant par une portion coulissante du canon; 2) dirige les gaz ainsi bloqués par le(s) volet(s) vers une autre sortie; 3) récupère l’infime portion des gaz qui ont franchi la fermeture avec le projectile (soit 0.16% du total) par une seconde ouïe; ces actions font en sorte qu’aucune détonation ne peut se produire à la bouche. Léger (26.2 grammes) de dimensions réduites, de facilité d’adaptation à l’existant - armes rayées (balles), lisses (grenaille) ou mixtes (les deux), à un ou plusieurs canons -, inusable, il empêche en outre le flash et réduit fortement le recul.
Il reste bien entendu le sifflement du projectile dans l’air,de peu d’intensité (50 à 72 dbA = claquement des doigts) et, vu sa vitesse d’éloignement, de très courte durée. POUR DES RAISONS TECHNIQUES CE DISPOSITIF N’EST PAS CONCERNÉ PAR LES ACTUELLES DISPOSITIONS LÉGISLATIVES SUR LE SILENCIEUX.

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Ce que notre projet a de spécial

Une des plus grandes pollutions de notre époque, qui influent fortement sur la santé humaine, est celle due aux nuisances sonores.

Selon une étude publiée par l’OMS en 2011, les nuisances sonores sont à l’origine, en Europe Occidentale et chaque année, de maladies à l’origine d’une perte en années de vie estimée à près de 1 700 000.

Notre dispositif procède de la volonté à apporter des améliorations sensibles dans le domaine de la santé publique en éliminant complètement une des nuisances sonores les plus intenses produites par l’activité humaine, soit celles occasionnées par les détonations des armes à feu, et qui concernent directement ou indirectement un nombre considérable de personnes.

Notre démarche ne s’inscrit nullement dans le but d’améliorer l’efficacité des armes mais bel et bien d’en éliminer les effets secondaires nuisibles (s’abriter sous un parapluie n’influe nullement sur l’intensité des précipitations).

Elle concerne le domaine de la santé et du confort.

Les nuisances sonores produites par les détonations agissent sur la santé humaine à 3 niveaux différents :

L’environnement direct, qui est le plus exposé : Soit en premier lieu les utilisateurs eux-mêmes, ensuite les spectateurs ainsi que toutes les personnes présentes sur les lieux pour différents motifs. Les détonations sont la cause de traumatismes importants ORL dans la zone du nez, de la gorge et des oreilles que ne peuvent protéger les moyens habituels (bouchons auriculaires, casques de tir etc.)

Si les tireurs sont pour la plupart muni d’un casque, il n’en va pas de même pour les autres personnes présentes.

L’environnement de proximité immédiate : soit toutes les personnes résidentes près des stands qui subissent une atteinte auditive de forte intensité (plus de 90 dbA).

L’environnement éloigné et très éloigné :

Les bruits gênants ont en général un niveau faible ou modéré, entre 30 et 70 décibels. Ils sont ainsi qualifiés parce qu’ils sont inopportuns ou lassants, comme une sonnerie de téléphone lorsqu’on travaille dans le bureau voisin ou de gouttes d’eau s’échappant d’un robinet qui fuit. De tels bruits n’altèrent en rien l’audition mais peuvent engendrer de l’anxiété, de l’irritabilité voire une dépression. Mais un bruit gênant ou nocif peut aussi être qualifié de nuisance sonore.

Situation actuelle

L’industrie offre, pour certaines catégories d’armes seulement, des dispositifs dits silencieux ou modérateurs de son, qui souffrent de plusieurs handicaps : Efficacité plus que relative (réduction théorique de niveau sonore de l’ordre de 38 dbA, qui laisse un niveau de son résiduel de 128 décibels – soit en dessus du seuil de douleur) ;

Poids conséquent (de l’ordre de 300 à 900 grammes) ;

Encombrement excessif ;

Prix soutenu (jusqu’à plus de €1000 pièce) ;

Courte durée de vie (800 coups en moyenne) ;

Dangerosité potentielle : il arrive parfois que des chicanes intérieures se déplacent, faisant dévier les projectiles dans des angles importants (jusqu’à plus de 45°). Inapplicable aux armes à plusieurs canons ou à grenaille (ball trap).

A quoi votre soutien va servir

Nous avons, à l’aide d’imprimantes 3D, fabriqués en nylon des prototypes fonctionnant parfaitement (mais d’une courte longévité) qui nous ont servi pour les essais et pour des démos. Nous devons actuellement fabriquer les mêmes pièces en métal pour des démos d’efficacité et d’endurance notamment auprès de la presse spécialisée. D’où le besoin de fonds.