De quoi s’agit-il?

D’un court-métrage d’une durée de 8 à 10 minutes, en création, qui sera tourné cet été en Valais.

«Et un, deux, trois, quatre» raconte l’histoire de Clara, 8 ans et demi, et de son monde imaginaire. Un monde imaginaire haut en couleur, plein de vie, dans lequel la fillette exerce le métier de professeure d’aérobic. Ses cours, elle les donne dans un champ devant le chalet où elle habite. Devant la maison, Catherine, la mère de Clara, est couchée sur une chaise longue. Gravement malade, elle vit ses derniers instants. Dans ce huit clos sous le soleil brûlant de l’été, Clara, confrontée à l’inacceptable, se sauvera par la magie de son imagination…

L’intention

Si «Et un, deux, trois, quatre» raconte l’histoire d’une fillette et de sa mère mourante, le thème que je mets ici en avant n’est pas la mort, mais comment Clara utilise son imagination pour adoucir son quotidien. Ce récit parle avant tout du besoin vital de Clara de continuer, d’avancer, et de l’énergie qu’elle déploie pour y parvenir.

«Et un, deux, trois, quatre» est un film de contraste: d’un côté, la mort, la douleur, la colère, mais de l’autre, des couleurs pétantes, de la musique rythmée, du soleil, des chaises longues, et surtout une Clara débordante de vitalité. Ici, rien n’est tout blanc ou tout noir. On vacille entre rires et larmes. Si les événements sont cruels pour une fille de cet âge, on comprend bien que dans le futur, Clara ne va pas se laisser abattre, qu’elle choisit la vie, envers et contre tout. Pour moi, les contrastes permettent de raconter une histoire de manière beaucoup plus forte.

La mort est un sujet douloureux, que nous connaissons tous, de près ou de loin. Dans le cinéma, c’est un sujet qui a maintes fois été exploité. J’avais besoin de raconter cette mort qui sépare une fille et sa mère en adoptant le point de vue de l’acceptation, l’espoir, le choix de la Vie, avec un grand V, plutôt que la déchirure et la tristesse.

Les personnages

Trois personnages féminins figurent au générique de «Et un, deux, trois, quatre»: CLARA, la petite fille et personnage central du film, dont l’histoire est entièrement racontée de son point de vue, CATHERINE, la mère mourante et SOPHIE, l’infimière et amie de Catherine, qui a un grand rôle à jouer auprès de Clara.

L’équipe

L’équipe du film compte à ce jour déjà quelques personnalités.

ISABELLE CAILLAT est une suissesse vivant à Paris. Elle s’est formé à la Stella Adler Studio of Acting de New York. Elle a joué dans de nombreuses pièces de théâtre à Paris et en Suisse, dans de nombreux films (court et long-métrages) et quelques séries tv comme «t’es pas la seule» sur la RTS, qui lui a valu 2 nominations pour la meilleure comédienne et le Prix Swissperform 2010. Elle a également reçu le QUARTZ 2011, le prix du cinéma Suisse en tant que meilleure interprétation féminine pour son rôle dans «All that Remains» de Pierre-Adrien Irlé et Valentin Rotelli. Dans «Et 1, 2, 3, 4», elle sera Sophie, l’infirmière. Voici une vidéo avec quelques extraits de son travail.

MALI VAN VALENBERG, jeune actrice sierroise vivant à Paris, jouera le rôle de Catherine. Outre sa correspondance physique avec ce que j’imagine de Catherine, Mali possède une grande capacité de jeu, est passionnée, s’investit entièrement pour trouver le ton juste, et sait amener de l’émotion dans une scène dramatique. Pour en savoir plus sur Mali, voici un lien intéressant de la plateforme culture Valais, ainsi que sa bande démo.

TANGI ZAHN sera le chef opérateur du film. J’aime beaucoup sa photographie et son univers, sa personnalité ouverte, son engagement et son implication. Pour connaître le travail de Tangi, cliquez ici.

OLIVIER GRANDJEAN, musicien et membre du groupe «Charlotte parfois» composera la musique originale du film. Il a déjà travaillé sur mon premier court-métrage (La Belle Hélène) et a également créé des musiques pour d’autres fictions ainsi que des documentaires. J’aime travailler avec lui parce qu’il sait comprendre mon univers, dispose d’une grande sensibilité et propose des musiques très diverses. Ici, une chanson de Charlotte parfois, composée et interprétée par Olivier.

IGOR PARATTE est un dessinateur sorti tout droit de l’EPAC à Saxon. Il dessine actuellement pour la presse, notamment pour les journaux Vigousse, Sixième dimension, le Quotidien Jurassien, etc. Il a également participé à de nombreuses expositions et son talent m’a donné envie de travailler avec lui pour créer le storyboard, qui constitue une étape importante dans l’élaboration des scènes.

EMMANUEL GETAZ est le producteur de «Et un, deux, trois, quatre». Nous nous sommes rencontrés grâce à ce scénario, lors d’un «Face to face» organisé par Fonction Cinéma, qui se présente comme un speed dating: 10 scénaristes ont 10 minutes pour parler de leur projet à 10 producteurs. Suite à ça, Emmanuel a décidé de produire ce film. A la tête de la société Dreampixies à Vevey, il a notamment produit les documentaires de cinéma «Retour à Gorée» et «Viramundo».

Quelques liens sur mon travail: teaser de «La Belle Hélène», mon premier court-métrage, 16’ – Clip «Y croyez-vous» pour le groupe Charlotte parfois, 4’30’’ – Clip «La Vase» pour le groupe Charlotte parfois, 4’04’’, morceau composé et interprété par Olivier Grandjean – Clip «Vue sur la mer», toujours du groupe Charlotte parfois (ma première réalisation), 3’15’’. La Plateforme Culture Valais m’a tiré le portrait en automne 2013 pour sa rubrique «visage de la culture».

Le financement

A l’heure actuelle, nous avons obtenu le soutien de CinéForom (Fondation Romande pour le cinéma, qui regroupe les cantons romands et la loterie romande), son soutien représente 40% du budget total, le soutien de la Ville de Sierre, celui de la Fondation Engelberts, ainsi que le soutien d’un mécène. Une partie du salaire du producteur et du mien est réinvestie en participation dans le projet.

Pourquoi soutenir ce projet?

  • Parce que l’histoire traite d’un thème fort et universel et va toucher un large public.
  • Parce qu’en échange de votre soutien, vous recevez une contrepartie insolite.
  • Parce que ce récit qui parle de mort est raconté de manière originale et adopte un point de vue qui parle d’espoir plutôt que de désespoir.
  • Parce que c’est un bon moyen de me montrer que vous croyez en moi et en mon travail et je vous en remercie infiniment.
  • Parce que participer à l’éclosion de ce court-métrage me permettra de présenter un travail professionnel, de gravir les échelons du monde cinématographique et réaliser plus tard un long-métrage.
  • Parce que c’est une excellente manière de montrer votre soutien à la culture suisse.
  • Parce que vous permettez aussi, grâce à votre soutien, de travailler professionnellement et d’offrir des salaires modestes mais mérités pour toute l’équipe.