Le synopsis

Eliott, 30 ans, est envoyé en Alaska pour des travaux de maintenance sur le Trans-Alaska Pipeline qui sillonne la région du nord au sud. Face à la grandeur des étendues sauvages, Eliott va peu à peu perdre pied. Le voyage professionnel va alors se muer en aventure initiatique. La raison se trouvera peut-être plus proche de la folie qu’il n’aurait pu l’imaginer.

La naissance du projet

Ce projet est né d’envies profondes, d’être dans l’instant, de répondre au besoin viscéral de raconter une histoire, comédiens et réalisateur, sans l’intellectualiser, sans la coucher sur papier, en faisant confiance à nos instincts. Et il y avait ce besoin de retourner en Alaska, là où je m’étais perdu en pleine nature avec ce que cela comporte d’effrayant, d’y emmener deux acteurs de ma génération, qui ne s’étaient jamais rencontrés, qui n’en savaient pas plus sur le projet que mon besoin d’exprimer cette histoire. Partir tous les trois sans savoir totalement pourquoi ,ni si finalement un film existerait. Cette confiance, cette intimité sont alors devenues nos nouvelles voies de création et ont défini les règles de l’écriture de « Pipeline ».

L’aventure

Les deux comédiens et moi nous sommes entièrement dédiés au projet. Durant un mois nous avons sillonné l’Alaska au volant d’un van (celui du personnage principal) qui est très vite devenu notre lieu de tournage et de vie. Un décor qui se déplace dans un autre décor plus vaste, immense, l’Alaska. Notre propre aventure, notre vie, a fini par se mêler à celle d’Eliott. Les limites entre réalité et fiction sont alors parfois devenues floues, donnant une vérité aux scènes qui nous ont confortés dans l’idée que nous étions sur la bonne voie. Ces deux voyages se sont alors fondus pour laisser place à l’histoire d’Eliott qui s’est naturellement écrite.

Le processus de création

Dans cette démarche les acteurs étaient inéluctablement au centre de l’écriture. Une écriture dont les règles se sont installées au fur et à mesure. Les premiers jours ont surtout servi à ce que nous nous familiarisions avec notre nouvel environnement. Les comédiens ont fait connaissance avec leurs personnages. Nous ne tournions quasiment pas, nous nous laissions être, tout simplement. Ensuite, nous avons dédié une partie des journées passées sur la route, à la découverte du quotidien des personnages. Pour me signifier qu’ils étaient prêts à tourner, les acteurs passaient simplement du français à l’anglais. Ceci est très vite devenu notre code pour passer de la réalité à la fiction. Je savais alors que j’avais leur autorisation et pouvais décider à tout moment de saisir leur duo d’acteurs. Une fois la caméra enclenchée, l’absence des traditionnels «claps», «actions» et autres «coupés» ainsi que les libertés inhérentes au contexte et à la légèreté de notre équipe, nous permettaient de filmer indéfiniment. D’autres limites se sont alors définies en fonction des besoins de chacun.

Pourquoi une production hors des institutions?

Ce projet devait se faire tout de suite, dans l’énergie et le besoin de raconter cette histoire, maintenant, tant qu’elle était en nous. Je ne voulais pas m’adresser à une maison de production traditionnelle pour cette raison, mais aussi parce que je désirais que l’équipe reste le plus libre possible. Libre de la façon de faire, d’expérimenter et de raconter l’histoire telle que nous le voulions tous les trois. Mais libre aussi, le cas échéant, de ne pas revenir avec un film et que tout cela ne soit au bout du compte qu’une belle expérience de vie. Je le répétais d’ailleurs souvent aux acteurs afin qu’ils se libèrent de la pression d’avoir à tout prix un résultat. Je voulais que la démarche soit aussi importante que le résultat et c’est exactement ce qui s’est passé.

Pourquoi le crowdfounding?

De retour du tournage, j’ai débuté un gros travail de tri des images puis de montage. Nous nous sommes alors très vite rendus compte du formidable potentiel de «Pipeline ». Aujourd’hui l’alternative du crowdfunding semble naturellement s’imposer pour trouver les moyens nécessaires de finaliser ce film. Un travail conséquent de post-production reste à faire (montage son, sound design, musique originale, mixage, étalonnage, sous-titres, promotion). Nous avons donc grand besoin que vous participiez, vous aussi, à notre projet et que vous nous aidiez à le concrétiser dans les meilleures conditions possible. Vous nous donnerez ainsi les moyens de conserver la liberté que notre projet nécessite. Nous vous remercions d’avance infiniment pour votre soutien. Si vous n’avez pas les moyens de participer financièrement mais que vous souhaitez tout de même nous soutenir, n’hésitez pas à faire passer le lien. Vous pouvez dès à présent suivre le projet et interagir avec l’équipe sur la page Facebook du film.

L’equipe