Savez-vous qu’une armée de microbes protège chaque vagin? Nous voulons ouvrir le dialogue sur la santé vaginale et enfin donner aux femmes les moyens de connaître leurs microbes les plus intimes.

CHF 9’535

13% di CHF 70’000

"13 %"
Come funzionaä

Vale il principio del «Tutto o Niente»: la somma raccolta verrà corrisposta al progetto, solo se esso avrà raggiunto o superato l’obiettivo di finanziamento.

58 sostenitori

Concluso il 14.4.2022

Que savez-vous du microbiome de votre vagin ?

Les stigmates et les tabous font que nous nous sentons mal à l’aise, effrayées et même gênées lorsque nous utilisons le mot vagin. Le pire, c’est que nous, les femmes, nous nous inquiétons souvent de la santé de notre vagin, qu’il s’agisse d’odeurs, de démangeaisons, de saignements ou de douleurs ; nous craignons de poser des questions à ce sujet. Par conséquent, nos peurs nous ont peut-être souvent amenées à laisser notre vagin sans traitement, espérant que l’inconfort disparaisse de lui-même. D’autre part, nous avons peut-être blâmé notre hygiène et commencé à pratiquer des lavages invasifs et fréquents. Sans le savoir, nous aggravions la situation en endommageant notre délicat microbiome vaginal. Microbiome vaginal ? Il s’agit probablement d’un nouveau terme pour vous ; il fait référence aux milliards de micro-organismes vivant dans chaque vagin sain.

Le fait de ne pas connaître notre microbiome vaginal est compréhensible, car même les scientifiques commencent à peine à l’étudier. Mais jusqu’à présent, leurs conclusions sont étonnantes : il s’avère que le microbiome vaginal pourrait prévenir les infections, y compris celles transmises sexuellement, et jouer un rôle dans la fertilité, la grossesse et les cancers gynécologiques. Il reste encore beaucoup à découvrir sur le microbiome vaginal, et ce sont les femmes qui doivent mener ces découvertes.

Alors, comment aborder le tabou qui entoure notre « moi » le plus intime : le vagin et son microbiome ?

Pourquoi devriez-vous soutenir la recherche sur le microbiome vaginal?

Nous sommes Sonja, Monica et Ethel, des chercheuses localisées en Suisse. Nous pensons que les citoyens et les scientifiques peuvent faire équipe et générer des connaissances pour libérer nos vagins des stigmates et des tabous.

Notre objectif est de mener le projet Marie, une étude scientifique citoyenne suisse ayant des objectifs sociétaux et scientifiques. Premièrement, nous voulons sensibiliser le public à l’importance des microbes vaginaux dans la santé sexuelle et reproductive des femmes. Deuxièmement, en tant que scientifiques, nous voulons connaître la diversité microbienne vaginale en Suisse et les facteurs qui influencent cette diversité.

La stratégie commence par donner aux femmes et aux personnes possédant un vagin la possibilité de s’exprimer ouvertement et de nous faire part de leurs préoccupations en matière de santé, notamment de santé vaginale. Grâce à ces informations, nous concevrons un questionnaire de santé pour une enquête nationale qui aidera notre société à voir quelles idées fausses ou quels tabous entourent la santé des personnes possédant un vagin en Suisse. Dans la phase suivante, nos courageuses participantes feront connaissance avec leur microbiome vaginal unique et personnel. Nous espérons qu’à partir de là, nous pourrons entamer des conversations scientifiques et sociales sur ce qui influence la santé vaginale tout en attirant l’attention sur nos gardiens intimes, le microbiome vaginal.

La clé de notre succès réside dans nos partenariats stratégiques. Le projet sera hébergé par l’unité « Genre et Santé » de l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse. Nous avons également uni nos forces avec les scientifiques à l’origine de l’étude la plus complète sur le microbiome vaginal, le projet Isala. Isala est notre principal exemple de recherche sur la santé du microbiome vaginal impliquant une communauté multipartite. En joignant nos forces à l’initiative Isala, nous créons une opportunité fantastique de mettre en place une fraternité d’études sur le microbiome vaginal basée sur la science citoyenne. Notre rêve commun est d’attirer des collaborations dans le monde entier pour avoir un impact considérable.

Par ailleurs, nous avons également constitué une équipe locale multidisciplinaire composée d’experts suisses en matière de science citoyenne, de protection des données de santé et de technologies de pointe pour l’identification de l’ADN microbien.

Vous pouvez y participer, d’abord en apportant votre soutien financier, puis en faisant passer le mot, et si vous avez un vagin, en participant à l’étude Marie dès son lancement.

Si 1000 donateurs de tous âges, vivant en Suisse, nous font un don de CHF 150.-, nous pourrons lancer une enquête nationale sur la santé vaginale.

Si nous recueillons 200 000 CHF supplémentaires, nous pourrons déjà prélever 500 échantillons vaginaux et analyser leur ADN microbien. Notre rêve est d’aider notre société à s’élever à un niveau où nous n’avons pas honte du mot vagin et où nous donnons aux vagins les soins qu’ils méritent !

Aidez-nous à en savoir plus sur le microbiome vaginal en Suisse!

La santé et le bien-être des femmes sont généralement considérés comme un domaine niche ; pourtant, les femmes représentent environ 50% de la population mondiale.

Dans le domaine du microbiome humain, les scientifiques étudient les micro-organismes qui vivent dans et sur notre corps. Entre 1956 et 2020, le nombre de publications scientifiques sur ce sujet atteint un total de 84 000. Étonnamment, seulement 3% d’entre elles sont liées au microbiome vaginal.

Qu’en est-il de la contribution de la Suisse à notre connaissance du microbiome vaginal ?

La Suisse classée comme le pays le plus innovant en 2021. Pourtant, le pays reste dans l’ombre en matière de recherche sur la santé vaginale ! Comment? La Suisse ne dispose pas d’un seul groupe de recherche dédié à l’étude du microbiome vaginal. Cela signifie que le pays ne dépense pas de financement universitaire sur un sujet indispensable à l’innovation dans le domaine de la santé des femmes. Cela pourrait expliquer pourquoi on en sait si peu :

  • Comment les communautés microbiennes vaginales s’installent et se conservent tout au long de la vie de la femme et
  • Les rôles que jouent les écosystèmes microbiens vaginaux robustes. Ce manque de connaissances représente un problème urgent pour mieux comprendre l’identité et la diversité des microbes vaginaux. Elle a donc ralenti le développement d’approches efficaces et ciblées pour améliorer la santé des femmes et la prévention des maladies.

Votre soutien est crucial pour atteindre les objectifs du projet Marie dans un avenir proche ! Premièrement, nous voulons nous attaquer au tabou et à la stigmatisation qui nous empêchent de parler en toute confiance de nos problèmes de santé vaginale.

Avec votre aide, nous élaborerons une enquête nationale sur la santé en Suisse, avec les activités suivantes :

  • Ouvrir un site web dans au moins trois langues officielles (allemand, français et anglais) pour gagner en visibilité auprès du public.
  • Former un premier groupe de parole. Avec elles, nous rassemblerons les préoccupations communes des femmes en Suisse en matière de santé sexuelle et reproduction.
  • Élaborer et adapter une enquête de santé aux besoins de la communauté des femmes en Suisse, grâce à la contribution du premier groupe de parole.

Vos généreuses contributions nous aideront à jeter les bases du lancement de l’enquête de santé dans toute la Suisse. De plus, mettre en œuvre un prélèvement vaginal privé à domicile pour dépister notre microbiome vaginal. En fin de compte, votre contribution soutiendra l’objectif principal de Marie. C’est-à-dire comprendre comment la population féminine diversifiée de la Suisse, représentée par pas moins de 200 nationalités, et les différences dans leur mode de vie influencent le microbiome vaginal. Notre objectif est d’atteindre le plus grand nombre de vagins possible. Pour ces activités, nous demanderons des fonds supplémentaires. Nous voulons que vous fassiez partie de notre aventure et, pour cette raison, nous vous tiendrons au courant de nos progrès.

Le projet Marie contribuera à la réalisation de deux objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies. Plus précisément, cette étude portera sur l’ODD 3 : bonne santé et bien-être et l’ODD 5 : égalité des sexes.