«Nice Time(s) – Histoires de ciné-club»

Le cinéma en 1951 ? C’était un divertissement pour militaires en congé soigneusement rejeté par la classe dirigeante… Pas grand-chose de plus. Pour en arriver là où en est le cinéma aujourd’hui en Suisse, il a fallu quelques  ingrédients au fil du temps. Des rebellions (contre la censure), des petits délits (vols de pellicule en fin d’exploitation), des coups de gueule (par ce que l’on appelle communément des grandes gueules), des idéologues (à la mode pendant la guerre froide)…des cinéastes (pour faire des films parbleu !) et des cinéphiles (pour les regarder et les aimer). 

C’est cette histoire-là que racontent les personnages de Nice Time(s). A travers leurs souvenirs marquants et leurs drôles d’anecdotes, on se replonge dans une Suisse rétrograde et traditionnaliste ou la censure et la pensée politiquement correcte étaient remises en question sans pincettes par de courageux ciné-[philes],-[aste],-[combattants].

Mais qui sont ces gens ?

FREDDY BUACHE, le fondateur de notre cinémathèque suisse. Personnage haut en couleurs, taxé de trotskisme… il allait voler les pellicules des films en fin d’exploitation dans les caves des distributeurs afin de leur éviter la destruction.

CLAUDE GORETTA, réalisateur cinéma et télévision, fondateur du ciné-club universitaire et du Groupe5 avec Tanner, notre nouvelle vague suisse, amateur de femmes et féministes.

ALAIN TANNER, il a fait les deux métiers qu’on ne peut pas faire en Suisse, réalisateur et marin. Ami de Goretta, cofondateur du ciné-club universitaire et du Groupe5, engagé aux côtés de Buache pour faire entrer le cinéma dans la constitution.

PIERRE BARDE, réalisateur prolifique et discret (environ 120 documentaire TV), mémoire vivante des évènements historiques de ces 60 dernières années, qu’il a filmés pour la plupart, il est aussi à l’origine de ce film.

ETIENNE DUMONT, journaliste. L’art de raconter les histoires avec un mélange bien dosé de cynisme et d’humour. Curieux et provocateur, il aime la polémique.

… Et il y en a d’autres à découvrir !

A quoi cela va-t-il ressembler ?

A un film d’environ 40 minutes, où tous ces personnages nous emmènent dans l’odyssée du ciné-club, nous racontant, leurs combats, leurs joies et leurs peines, leur envie de faire exister le cinéma, et ceci, rythmé par des extraits de films. Évidemment, quand on parle de cinéma, ça donne envie d’en montrer.

Mais pourquoi a-t-on besoin d’argent ?

Pour  finir le film pardi ! Il nous manque encore un coup de pouce pour

  • la post-production
  • l’achat des extraits empruntés à d’autres films
  • et finir les bonus qui sont en fait des satellites d’une importance historique capitale ! ce sont les compléments d’entretiens qui ont été coupés au montage pour ne pas surcharger le film lui-même.

Merci pour votre soutien!