Soutenons l’équipe de l’ingénieur congolais Jean-Patrice Keka dans la réalisation de Troposphère 6, première fusée africaine à tenter d’atteindre l’espace! Cette fois, nous allons y arriver!

CHF 25’778

128% de CHF 20’000

"128 %"
Comment ça fonctionneä

Le principe du «tout ou rien» s’applique: l’argent ne sera reversé au projet qu’à condition d’avoir atteint ou dépassé l’objectif de financement.

144 contributeur*rices

Clôturé avec succès le 25.5.2019

Participez à l'aventure spatiale congolaise

Depuis une dizaine d’années, l’ingénieur Jean-Patrice Keka et son équipe de Keka Aerospace conçoivent et lancent avec des moyens dérisoires des fusées à Menkao, en République Démocratique du Congo. Nom de code: Programme Troposphère. Impressionnés par leur détermination, leur ingéniosité et leurs compétences en recherche scientifique appliquée, nous souhaitons les aider à lancer la fusée Troposphère 6 d’ici à l’automne prochain.

Troposphère 6 est une fusée de 15 mètres de haut composée de trois étages. Elle permettra d’envoyer le satellite Njiwa à 200 km d’altitude pour prendre des photos de la Terre, qui seront retransmises en direct vers le centre de contrôle de Menkao, à 180 km de Kinshasa.

La construction et le lancement de la fusée Troposphère 6 sont techniquement réalisables, mais la portée du projet est surtout hautement symbolique. Il est porteur d’espoir et de fierté pour les Congolais et permettra de stimuler l’imagination des jeunes en formation d’ingénieurs dans un pays qui en a grand besoin. A terme, Keka Aerospace souhaite être capable d’envoyer régulièrement des satellites en orbite, et pourquoi pas, un jour, un premier astronaute africain !

Les amis de Keka Suisse

Nous sommes une équipe de réalisateurs lausannois qui avons rencontré Jean-Patrice Keka en RDC, dans le cadre d’un reportage consacré à son travail. Malgré des difficultés au lancement de Troposphère 5, son équipe d’ingénieurs, d’électroniciens, d’informaticiens et de mécaniciens trouvent des solutions inventives pour atteindre leur but et réaliser leur rêve malgré le manque de moyens.

En 2015 par exemple, ils sont parvenus à débarrasser le port de Kinshasa d’une épave de cargo qui bloquait une partie des quais depuis 23 ans, et réussir là où des équipes russes et norvégiennes s’étaient cassé les dents en raison des forts courants du fleuve Congo.

Le principal obstacle à la réussite du projet Troposphère 6 est aujourd’hui financier. Les fonds collectés grâce à vous permettront d’acquérir les matériaux les plus coûteux et de louer du matériel de précision pour la production du fuselage et du carburant. Vos dons seront intégralement consacrés au programme Troposphère.

En raison des difficultés d’accès à internet, une campagne de crowdfunding est impossible à mettre en place depuis la RDC. C’est pourquoi elle est administrée depuis la Suisse, y compris dans la gestion des dons et contreparties, par les Amis de Keka Suisse, une association à but non lucratif de droit suisse dédiée au lancement de la fusée Troposphère 6, et peut-être à d’autres projets dans le futur.

Notre première campagne n’avait pas abouti, mais avait attiré attention de plusieurs fondations, qui ont décidé d’aider le projet Troposphère 6. C’est pourquoi nous pouvons en lancer un nouveau crowdfunding avec un objectif moins élevé.

5 questions à Jean-Patrice Keka, ingénieur et directeur de projet

Un programme spatial au Congo est-il bien nécessaire ?

Je comprends qu’on puisse penser qu’un pays tel que la République Démocratique du Congo a d’autres priorités qu’un programme spatial. Mais nous avons aussi besoin de nous projeter dans l’avenir. Montrer aux jeunes de notre pays qu’il est possible de rêver à de grands projets, d’y mettre toute notre volonté. A chaque lancement, des centaines de jeunes Congolais choisissent de faire des études scientifiques, et ce savoir-faire, cette foi en l’avenir sont très importants pour notre pays.

Une fusée à 50’000 frs, comment est-ce possible ?

Nos recherches sont centrées sur l’utilisation des moyens à disposition dans notre pays. Nous avons développé un savoir-faire unique dans l’utilisation de matériaux de récupération. Les fuselages des premières fusées et des fusées tests actuelles sont faits de boîtes de lait en poudre, les composants électroniques sont récupérés dans des appareils trouvés dans des décharges, le propergol fabriqué à la main. Notre équipe, relativement réduite, se compose d’une vingtaine de personnes. Nous avançons étape par étape, sans aide du gouvernement.

On connaît surtout Troposhère 5, qui s’est écrasée peu après son décollage…

Et moins Troposphère 4, qui a pourtant atteint 15 km d’altitude. Chaque fusée est un prototype et si on regarde l’histoire de la conquête spatiale, nous n’avons pas le monopole des défaillances techniques! Il a suffi d’une panne sur un des sept moteurs de Troposphère 5, en raison du transport délicat jusqu’au pas de tir. Nous avons beaucoup appris de cette expérience. Faire de la haute technologie avec du matériel de récupération, c’est l’un des intérêts du projet, qui peut faire progresser nos connaissances en ingénierie dans bien d’autres domaines, comme la médecine de terrain, l’agriculture, la communication, les besoins en énergie.

Comment va être utilisé cet argent ?

Il financera certains éléments du corps de la fusée nécessitant des machines de précision qu’on ne trouve au Congo que dans des ateliers relativement coûteux, ainsi que des matériaux assez chers, notamment pour fabriquer le propergol (carburant) de la fusée. Il y a également des travaux afin de préparer le site de lancement. Enfin, cela permettra de payer nos ingénieurs, électroniciens, mécaniciens et informaticiens.

Quand Troposphère 6 va-t-elle pouvoir décoller ?

Aujourd’hui la conception de la fusée est terminée, les différents éléments scientifiques sont en cours de fabrication (satellite Njiwa, vaisseau Mpongo, les différents moteurs, les caméras, etc.). Si le crowdfunding aboutit, le lancement devrait avoir lieu dans une fourchette comprise entre septembre 2019 et le printemps 2020.